Courrier du Pr Hubert Montagner

Publié le par PSY

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Un colloque a été organisé en décembre 2011 sous l'égide de VetAgro Sup, qui comprend l'École nationale vétérinaire de Lyon, une des 4 écoles vétérinaires de France, sur un thème encore fort peu connu en France : L'animal peut-il être une sentinelle des maltraitances humaines ?  Parmi les intervenants se trouvait le Pr Montagner, que l'un de nous (Jean-Paul Richier) a eu la chance de rencontrer à cette occasion.
 
Le Pr Montagner, docteur ès Sciences, Professeur honoraire des Universités, ancien Directeur de Recherche à l’INSERM, ancien directeur de l’unité “Enfance Inadaptée” de l’INSERM, a dernièrement pris position contre l'accès des enfants aux corridas. Ce scientifique respecté au curriculum consistant s'intéresse à l'enfant depuis 40 ans, ainsi qu'aux relations homme-animal, notamment enfant-animal, depuis 30 ans. Et, comme tous les hommes de conviction, il continue actuellement à s'investir dans de nombreuses activités.

Nous reproduisons ci-dessous avec son autorisation un courrier qu'il a adressé à Jacques Hintzy, Président de l'UNICEF-France, ainsi qu'à des responsables de l’UNICEF à Genève et à New York.

Pour rappel, L'UNICEF-France s'était tristement illustré depuis plusieurs années en participant à la Féria des Enfants qui accompagne en mai la Féria de la Pentecôte de Nîmes, et s'était allié à l'Association des Maires de France pour déclarer en 2006 "Villes Amies des Enfants" Nîmes et Arles, villes de corridas très actives dans le prosélytisme taurin envers les mineurs (pour plus de précisions, consulter cet article).
Suite aux réactions des internautes, l'UNICEF-France s'était cru obligé de publier une justification, mais d'après nos renseignements n'a plus participé en 2011 à la Féria des Enfants.

Quoi qu'il en soit, au vu de la mauvaise foi des représentants de l'UNICEF-France, ce courrier d'un spécialiste de la pointure du Pr Montagner est tout à fait salutaire.
 
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BORDEAUX, le 6 janvier 2012
 
Monsieur Jacques HINTZY
Président de UNICEF France,
3 rue Duguay Trouin,
75282 Paris Cedex 06
 
Monsieur le Président,
 
Ayant eu l’honneur, le plaisir et le privilège de diriger pendant plus de trente ans des recherches scientifiques sur le développement de l’enfant dans ses différents lieux de vie, je reste très attentif à la reconnaissance effective de ses besoins et droits, dans le respect de ses particularités, mais aussi de la pluralité des familles et cultures ainsi que de la diversité des peuples, dans l’esprit notamment de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant. Je suis particulièrement sensible aux améliorations et innovations qui favorisent  l’épanouissement et les différentes “constructions” des enfants, en particulier la sécurité affective, les liens d’attachement, les systèmes d’interaction et de communication, les rythmes biopsychologiques et les capacités d’adaptation, thèmes principaux des recherches développées avec mes équipes à l’Université et à l’INSERM (voir les éléments de mon CV en pièce jointe).
 
Parallèlement, nous avons recherché les facteurs personnels, familiaux, sociaux et institutionnels qui peuvent déstabiliser tout au long du développement les équilibres biopsychologiques et les conduites, notamment chez les enfants dont les particularités sont considérées comme des “troubles” du développement et/ou du comportement. Etant donné l’objet de la présente lettre, il me paraît nécessaire de préciser que certaines recherches ont porté sur les interactions et relations des enfants avec ces “partenaires” que l’on nomme animaux familiers ou de compagnie (voir la bibliographie). J’ai eu ainsi l’honneur de présider la conférence internationale sur les relations entre l’Homme et les animaux qui s’est tenue à MONACO en 1989, de faire partie du “board” de colloques internationaux sur “Man-animal relationship”, et de faire partie de “l’editorial board” du périodique américain “Anthrozoos”, spécialisé dans la publication des études sur la relation “Homme- animal”.
 
En lien avec mes activités scientifique, je me sens évidemment et “naturellement” concerné par les principes, réflexions, propositions, décisions et actions de l’UNICEF dont la mission officielle est “de défendre les droits des enfants, d'aider à répondre à leurs besoins essentiels et de leur donner davantage d'opportunités de s’épanouir pleinement”, dans le cadre des dispositions et principes de la Convention Internationale des Droits de l'Enfant. Les quatre principes fondamentaux de cette Convention étant “la non-discrimination, la priorité donnée à l'intérêt supérieur de l'enfant, le droit de vivre, de survivre et de se développer, et le respect des opinions de l'enfant”, je ne peux qu’adhérer aux droits fondamentaux de tous les enfants du monde, définis à partir de ces principes, c’est-à-dire : 
** “le droit à la survie”;
** “le droit de se développer dans toute la mesure du possible”;
** “le droit d'être protégé contre les influences nocives, les mauvais traitements et l'exploitation”;
** “le droit de participer à part entière à la vie familiale, culturelle et sociale”.
 
J’observe que, très logiquement et avec force, le nouveau Directeur de l’UNICEF, Monsieur Anthony LAKE a souligné dans son discours du 11 octobre 2011 au cours de la table ronde sur la violence à l’encontre des enfants que “Protéger les enfants de la violence, de l'exploitation et des abus est un impératif moral. Un impératif urgent car, dans le monde, des millions d'enfants sont les victimes d'inexcusables actes de cruauté”. Parmi les violences subies par les enfants, il évoque notamment la violence psychologique”. Dans son discours, Monsieur Anthony LAKE précise que, indépendamment de l'endroit”... “le résultat final” (de ces violences) “peut être le même” : un enfant paralysé par la peur, ou même diminué par le manque d'assurance”... La conclusion est claire : “Prévenir la violence contre les enfants est essentielle, non seulement pour leur propre bien-être, mais pour la santé et le progrès de notre communauté mondiale”.
 
S’agissant de la France, et aussi, bien évidemment, de l’Espagne et de l’Amérique latine, l’une des violences subies par les enfants est sans aucun doute le « spectacle » de la corrida, “forme de course de taureaux consistant en un combat à l'issue duquel le taureau est mis à mort”... même quand l’enfant paraît fasciné (voir plus loin). On ne peut que souscrire aux effets négatifs qui ont été énumérés par le collectif de 90 psychiatres et psychologues créé autour de J.P. RICHIER et J. LEQUESNE, et recensés par Dimitri MIEUSSENS dans VegMag/Regard Animal de mai-juin 2011 et juillet-août 2011 :
** effets traumatiques ;
** accoutumance à la violence ;
** fragilisation du sens moral ;
** perturbations des valeurs.
 
J’ajoute que le “spectacle” de la corrida avec les banderilles plantées par le torero et les picadors dans le corps de l’animal, le sang qui coule, les tentatives “désespérées” du taureau pour échapper à des tortures et souffrances qu’il ne peut fuir, et la mise à mort sanglante du taureau, a une forte probabilité de nourrir et renforcer l’insécurité affective des enfants, surtout les plus fragiles et vulnérables. En particulier, quand ils sont émotifs, anxieux et angoissés, et aussi quand ils ont noué des interactions accordées (ajustements et partages des comportements, des émotions des affects et des rythmes d’action) avec un animal qu’ils considèrent comme un ami et un confident. Ils ont en effet le sentiment de ne pas être abandonnés, oubliés, délaissés, en danger... grâce à ce compagnon qui fait partie de leur univers émotionnel et affectif comme s’ils étaient humains. Ils peuvent tout lui dire sans se sentir jugés et trahis, notamment lorsqu’ils sont en souffrance dans leur famille, à l’école ou ailleurs.
 
“Parallèlement”, j’ai souvent constaté la détresse des enfants devant un chien, un chat, un lapin... blessés ou tués par un véhicule, ou encore par un chasseur, un voisin irascible, un parent... Il m’est arrivé aussi de voir en milieu rural des enfants en larmes, prostrés ou agités, parfois inconsolables, devant la souffrance d’un mouton, d’une vache, d’un cheval, d’un chevreuil... blessés et ensanglantés. Le mal-être et le chagrin des uns et des autres  se retrouvent dans leurs discours, leurs dessins et leurs écrits... également “ensanglantés”, à la maison et à l’école. Ils génèrent souvent des peurs, blocages affectifs et/ou inhibitions plus ou moins invalidants, ainsi que des “troubles” du sommeil et du rythme veille-sommeil (difficultés d’endormissement, insomnies, réveils “accompagnés” de cauchemars et, chez les plus jeunes, de terreurs). On peut faire l’hypothèse forte que le “spectacle” sanglant et morbide de la corrida entraîne des perturbations comparables, même si on ne dispose pas de données scientifiquement fondées. C’est en tout cas ce que disent des parents qui ont assisté occasionnellement à une corrida avec leur(s) enfant(s), qui ont visionné ensemble un film mettant en scène une corrida, ou encore dans le cadre d’une narration ou d’une lecture. 
 
En outre, connaît-on vraiment les motivations réelles des enfants qui émettent le souhait d’assister à une corrida, en particulier ceux que leurs parents inscrivent dans une école tauromachique ? S’agit-il d’un engouement réel pour la tauromachie, d’une fascination pour le toréro, d’une posture pour épater les copains-copînes, d’un engagement pour faire plaisir à un ou des parents... ?
 
Enfin, pour répondre aux Français qui mettent en avant  les traditions et la culture, la corrida n’est pas ancrée dans l’histoire et la culture de la France.  Elle a été codifiée et pratiquée en Espagne dans sa forme actuelle depuis le XVIIIème siècle, avec à cette époque une mise à mort effectuée par le matador à pied et armé de sa seule épée.... et non pas en France. “Elle est d'autant plus espagnole qu'elle est l'œuvre lente d'un peuple et de ses gouvernants” (voir les encyclopédies), même si, au cours de l’antiquité, les « jeux taurins » et le culte du taureau ont eu une grande importance dans tous les pays du bassin méditerranéen. L’allégation selon laquelle la tauromachie est d’origine romaine est fréquemment réfutée par les historiens. Faut-il rappeler que les 3/4 des Français sont défavorables aux corridas et que 2/3 souhaitent leur interdiction pure et simple, y compris dans les régions concernées.
 
Il est donc consternant, incompréhensible, indigne et honteux que, sous la pression de la Fédération des Sociétés Taurines de France (FSTF), et avec la complicité du Ministre de la culture, la France soit le premier pays qui ait inscrit, comme l'ont annoncé les partisans de la corrida le 22 avril 2011, la tauromachie dans le Patrimoine immatériel français. Selon la FSTF “c'est un premier pas vers l'inscription au patrimoine de l'UNESCO, l'Espagne et les autres pays taurins ne vont pas manquer de suivre l'exemple de la France”. “En attendant” que la France annule cette inscription infamante de la tauromachie dans son Patrimoine immatériel, je n’ose penser que l’UNESCO, et donc aussi l’UNICEF, puissent se prêter à un tel déni d’humanisme.
 
Pourtant, je suis troublé que l’UNICEF France ait accordé le label “villes amies des enfants” à NIMES et ARLES. En effet, ces deux villes ont créé des écoles de tauromachie espagnole, donc de “spectacles” avec mise à mort de taureaux dans les arènes (centre de tauromachie et centre français de tauromachie de NIMES ; école taurine d’ARLES). Dès l’âge de dix ans, on y fait courir aux enfants de gros risques en les mettant en présence de veaux et vachettes plus lourds et souvent plus grands (on peut se demander pourquoi nous ne disposons pas de statistiques sur les accidents et blessures des enfants heurtés, renversés ou piétinés... ce qui doit logiquement arriver). On leur apprend à manier le poignard, une arme sacrificielle... Ils baignent forcément dans l’illusion narcissique de “l’habit de lumières” du matador et du statut de star qui en découle. Mais, que deviennent les jeunes après la perte de ce statut éphémère, et après les blessures plus ou moins graves et invalidantes dont ils ont été les victimes au “combat” ?
 
En tenant un stand à la féria des enfants de NIMES qui précède la corrida de Pentecôte, l’UNICEF France cautionne implicitement la “corrida espagnole” qui prolonge cette manifestation, c’est-à-dire la mise à mort de taureaux dans les arènes.
 
Objectivement, on n’est plus dans “la priorité donnée à l'intérêt supérieur de l'enfant”, l’un des quatre principes fondamentaux de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant du 20 novembre 1989. Objectivement, on bafoue “le droit de l’enfant d'être protégé contre les influences nocives”.  Objectivement, on ne tient pas compte de l’adresse exemplaire de Monsieur Anthony LAKE “Prévenir la violence contre les enfants est essentielle, non seulement pour leur propre bien-être, mais pour la santé et le progrès de notre communauté mondiale”.
 
Non inféodé à un pouvoir politique ou autre, mais fidèle à mes engagements pour améliorer le bien-être, l’épanouissement, les équilibres biopsychologiques, les ressources morales et humaines, le devenir et l’avenir des enfants dans leurs différents lieux de vie, à tous les âges et dans toutes les cultures, je vous demande, Monsieur le Président, de mettre fin à la présence de UNICEF France à la féria des enfants de NIMES, et de reconsidérer l’attribution du label “villes amies des enfants” aux agglomérations qui soutiennent les écoles tauromachiques, incompatibles avec les principes éducatifs et humanistes de l’ONU, de l’UNESCO, de l‘UNICEF, du Conseil de l’Europe... et de bien d’autres organisations.
 
En vous remerciant, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’assurance de ma très haute considération et l’expression de mes sentiments respectueux.
 
  
 
Hubert MONTAGNER, docteur ès Sciences
Professeur des Universités en retraite
ancien Directeur de Recherche à l’INSERM
ancien directeur de l’unité “Enfance Inadaptée” de l’INSERM
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Commenter cet article

beaupere 21/10/2012 12:45

suis pour les corridas et je soushaite qu'elles fassent parties du patrimoine mondial culturel, j'en ai marre de voir ces anti-corrida qui ne comprennent rien et pour les enfants il n'y a pas de
danger ils ne peuvent pas voir les taureaux morts c'est faux si un PSY ou un médecin le dit

NOËL Irène 04/02/2012 13:53

lettre ouverte au Dr Joël PON, psychiatre, aficionado fervent, qui écrit à sa petite-fille, dans une lettre pompeuse, pour lui apprendre des valeurs suprêmes, l'éthique, l'esthétique, la bravoure,
valeurs liées à la tauromachie...

Grand-père,

Tu as souhaité que nous assistassions ensemble à un spectacle de corrida à Béziers pour y admirer notre Sébastien national face au fabuleux Centaure Pablo Hermoso de Mendoza !Je te tiens la main :
flonflons, couleurs, ors et argent, ambiance du tonnerre, cérémonial impérial !
Le torero apparaît ! Rutilant ! Beau comme un dieu antique ! Et soudain… voilà que le fauve déboule sur la piste : énorme, fort, les cornes menaçantes, viril ! Je te sens gonflé à bloc, c’est
grandiose Grand-père ! Les gradins trépident, la bête s’excite. Regarde, les picadors entrent en jeu… je tressaute. C’est formidable, une pique se plante dans la chair… zmmm, olé ! Le taureau en
prend une deuxième…zmmm, olé ! Diable ! que c’est enivrant ce sang qui coule, ces ruisseaux rouges mêlés de poussière et de sueur qui ruissellent le long du corps tendu de l’animal. J’ai
l’impression que ta main tremble, Grand-père, c’est délicieux…
Attention, il va charger. Une pique cisaille les muscles releveurs de la tête, fouille la plaie ! Olé, je frémis, que de sang, que de sang ! C’est majestueux un fauve en position d’attaque, tête
baissée ! On va le décorer dis-tu ? Je m’extasie : six jolies bâtons enrubannés, bariolés, munis de harpons se fichent violemment dans le garrot, s’y accrochent, se balancent au gré des mouvements
du sauvage qui rue comme il râle ! Olé, le sang coule à flots… le sable en est détrempé, poisseux… Quel frisson Grand-père quel frisson !
Regarde le torero et la faena de muleta, ce torero si habile, léger comme un souffle d’Eros. Regarde qui dansote, virevolte, tourne et se retourne, fait des passes, au rythme de ses jolies fesses
moulées dans une douceur soyeuse et qui vont se faire des couilles en or ! Oh, pardonne-moi, Grand-père, mais j’en suis toute remuée ! Délire général en ce lieu de délices ! Le fauve devient furie,
fonce ! Moments interminables, intermin… Ah, le voilà qui se sent vaincu ! Déjà ? Dix minutes à peine ? Il s’agenouille, humble prière, supplication. C’est divin ! Olé… Thanatos rôde dans le cirque
où la tension culmine. Et le plaisir atteint les gradins dans un orgasme collectif…
Regarde Grand-père ! Le fauve s’est relevé, le Beau et la Bête entament l’adagio de la danse macabre des Cinq Sens… Entrons en communion, c’est sublime, tout est frémissement, halètement. Prions,
prions pour la gloire du torero et le salut du public. Sait-on jamais ! un torero encorné, tableau vivant, surréalisme saisissant, esthétique transcendantale à l’état pur ! Eh non, le torero
s’approche de la bête. Moment palpitant, volupté du regard, suspense insoutenable… Le silence paralyse le cirque, silence de mort… transpercé subitement d’un éclair tranchant : l'épée se lève, vise
la bête écharpée, chancelante. Schlag !! le sang gicle par saccades du museau meurtri. Schlag ! Lourdement, péniblement, la masse s'affaisse, quelques meuglements de détresse se mêlent aux cris
avinés des voyeurs en liesse, quelques spasmes encore… les yeux agonisants interrogent le ciel, bleu comme le sang… jettent un dernier regard sur l’habit de lumière dont la brillance fait mal, si
mal. Un enfant pleure. Quelque part, un chien hurle à la lune. Et quand la mort pénètre doucement dans ce corps mutilé, je me sens lasse, si lasse… Fanfare, hurlements, applaudissements, rires,
houles honteuses. Un épais brouillard sonore m’entoure.
Grand-père, s’il te plaît, conduis-moi vers la sortie, j’étouffe, l’air est vicié ici, j’ai la nausée. La corrida, tu aimes vraiment Grand-père ? Que dis-tu ? Tu joues de l’orgue de Barbarie ? Je
trébuche, je vomis… Excuse-moi Grand-père… on n’en est pas à une salissure près ! Tu es pitoyable, tu es minable ...
Je n'irai plus aux arènes avec toi, tu jouiras seul de la torture et de la mort érigées en spectacle ! J'ai tout compris, tes valeurs ne sont que des leurres. Tu m'as trompée ! Ta passion malsaine
relève de tes pulsions instinctuelles ! Ta logorrhée loufoque ( serais-tu bipolaire ?) ne m'a pas convaincue. J'irai faire un tour du côté de Chantilly pour y visiter le Musée Condé. N’est-ce pas
là qu’est conservée l’œuvre de Nicolas Poussin : "Le Massacre des Innocents" ? ! Remplace-moi, dans ta voiture, le Barbier de Séville par la Passion de J.S. Bach ...
Non je n'irai plus aux corridas avec toi ni avec personne
Ta douce Sasha adorée
Irène Noël, professeur retraitée
CH – Montreux
Déléguée pour la Suisse du CRAC Europe